Que peuvent avoir en commun Che Guevara, Elisabeth Taylor, Ludwig van Beethoven et John F. Kennedy ? L'asthme ! 5 à 12 % des individus sont concernés dans les pays occidentaux et 3,5 millions en France, où 7 décès quotidiens lui sont imputables. Découvrez l'essentiel sur cette maladie.
Qu'est-ce que l'asthme ?
L'asthme est une maladie des bronches qui, lors de crises, entraîne des difficultés à inspirer et surtout à expirer l'air des poumons. Les crises peuvent être déclenchées par différents facteurs comme un effort, l'humidité, la poussière, la fumée de cigarette, les pollens, etc. Aujourd'hui, un asthmatique peut vivre normalement à condition d'être bien traité et bien informé. Cette information passe par une bonne compréhension de la maladie.
L'asthme n'est pas contagieux. On peut devenir asthmatique à tout âge.
Une réelle oppression
L'air inspiré parvient aux alvéoles pulmonaires et apporte au sang l'oxygène qui nous est vital. Chez une personne en bonne santé, l'inspiration et l'expiration ne demandent aucun effort particulier. Pour l'asthmatique en crise, ces mouvements sont extrêmement difficiles. La gêne s'accompagne généralement d'un sifflement lors de l'expiration, qui atteste du rétrécissement des bronches. L'air est alors emprisonné dans la poitrine. Le thorax est bloqué, une toux irritante cherche à rejeter les mucosités qui s'accumulent dans les bronches, et un profond sentiment d'anxiété et d'oppression s'empare du malade.
Des poumons en crise
On distingue trois mécanismes expliquant l'obstruction des conduits aériens :
Lors de la crise, le muscle bronchique se contracte : c'est la bronchoconstriction ;
La paroi de la bronche s'épaissit : c'est l'oedème ;
La paroi interne secrète d'importantes mucosités : c'est l'hypersécrétion.
Ces deux derniers phénomènes constituent l'inflammation bronchique. Peu ressentie par le malade, elle constitue néanmoins le fond du problème. Après la crise, plus ou moins tardivement en fonction de l'allergène, certaines cellules sanguines sont attirées au niveau des bronches pour détruire l'agent agresseur. Pour ce faire, il libère des produits toxiques qui, paradoxalement, entretiennent l'inflammation bronchique et facilitent la survenue de nouvelle crise. Cette inflammation bronchique doit donc être traitée sérieusement pour éviter que la maladie n'évolue vers la chronicité.
La fréquence et la gravité des symptômes varient selon les individus. Certains peuvent être occasionnels, d'autres persistants. Aujourd'hui, les nombreux progrès thérapeutiques permettent aux malades de contrôler les signes de l'asthme dans la quasi-totalité des cas.
David Bême
Qu'est-ce que l'asthme ?
L'asthme est une maladie des bronches qui, lors de crises, entraîne des difficultés à inspirer et surtout à expirer l'air des poumons. Les crises peuvent être déclenchées par différents facteurs comme un effort, l'humidité, la poussière, la fumée de cigarette, les pollens, etc. Aujourd'hui, un asthmatique peut vivre normalement à condition d'être bien traité et bien informé. Cette information passe par une bonne compréhension de la maladie.
L'asthme n'est pas contagieux. On peut devenir asthmatique à tout âge.
Une réelle oppression
L'air inspiré parvient aux alvéoles pulmonaires et apporte au sang l'oxygène qui nous est vital. Chez une personne en bonne santé, l'inspiration et l'expiration ne demandent aucun effort particulier. Pour l'asthmatique en crise, ces mouvements sont extrêmement difficiles. La gêne s'accompagne généralement d'un sifflement lors de l'expiration, qui atteste du rétrécissement des bronches. L'air est alors emprisonné dans la poitrine. Le thorax est bloqué, une toux irritante cherche à rejeter les mucosités qui s'accumulent dans les bronches, et un profond sentiment d'anxiété et d'oppression s'empare du malade.
Des poumons en crise
On distingue trois mécanismes expliquant l'obstruction des conduits aériens :
Lors de la crise, le muscle bronchique se contracte : c'est la bronchoconstriction ;
La paroi de la bronche s'épaissit : c'est l'oedème ;
La paroi interne secrète d'importantes mucosités : c'est l'hypersécrétion.
Ces deux derniers phénomènes constituent l'inflammation bronchique. Peu ressentie par le malade, elle constitue néanmoins le fond du problème. Après la crise, plus ou moins tardivement en fonction de l'allergène, certaines cellules sanguines sont attirées au niveau des bronches pour détruire l'agent agresseur. Pour ce faire, il libère des produits toxiques qui, paradoxalement, entretiennent l'inflammation bronchique et facilitent la survenue de nouvelle crise. Cette inflammation bronchique doit donc être traitée sérieusement pour éviter que la maladie n'évolue vers la chronicité.
La fréquence et la gravité des symptômes varient selon les individus. Certains peuvent être occasionnels, d'autres persistants. Aujourd'hui, les nombreux progrès thérapeutiques permettent aux malades de contrôler les signes de l'asthme dans la quasi-totalité des cas.
David Bême