traitement

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Lorsqu'il n'est pas soigné correctement, l'asthme peut diminuer fortement la qualité de vie de la personne qui en souffre. Quels sont les principes d'un bon traitement? Comment devez-vous le suivre pour mener une vie sans symptômes?

Que pouvez-vous attendre de votre traitement?

Avec un suivi médical correct et le respect des principes suivants, vous pouvez bénéficier d'une guérison quasi totale. Plus précisément, ce sont les symptômes qui s'estompent ou disparaissent, mais la maladie reste présente dans l'organisme.

Que devez-vous faire?

L'adoption (à long terme) des mesures ci-dessous vous permettra d'éviter une nouvelle crise et de préserver votre système respiratoire:

Consultez votre généraliste. Plus l'asthme est diagnostiqué et traité précocement, meilleure est son évolution. En revanche, un asthme révélé tardivement risque d'évoluer en insuffisance respiratoire sévère.
Réduisez au maximum votre exposition aux facteurs identifiés comme allergènes. Aidé de votre médecin, établissez la liste des éléments qui, chez vous, favorisent, provoquent ou aggravent votre gêne respiratoire. Reste ensuite à vous en écarter autant que possible.
Respectez scrupuleusement la prise en charge prescrite par votre médecin.
Que penser des médicaments contre l'asthme?

Deux types de traitements existent:

Le traitement de fond

En dehors des crises, l'inflammation des bronches reste présente, sans forcément entraîner de symptômes. Même si vous ne ressentez pas les effets de la maladie, le traitement de cette inflammation est nécessaire, afin:

d'éviter une dégradation progressive des voies respiratoires;
de prévenir le déclenchement de nouvelles crises;
d'assurer une bonne qualité de vie.
C'est ce que permet le "traitement de fond". Par conséquent, il est important de le prendre chaque jour, même en l'absence de symptômes. Il combine généralement 2 actions (parfois en un médicament):

le traitement de l'inflammation;
une meilleure maîtrise de la contraction des bronches (broncho-dilatateur).
Le traitement de la crise

Lorsque la crise se déclenche, c'est le signe que le traitement de fond ne convient pas ou n'est pas bien suivi. Avant de revoir celui-ci, il faut impérativement soigner la crise. Le traitement de la crise apporte un soulagement accéléré des symptômes. Il repose traditionnellement sur l'utilisation des médicaments appelés "bêta-2-mimétiques". Leur action est rapide et brève, généralement dispensée via des inhalateurs ou aérosols, à fortes doses. Par prudence, il est conseillé aux personnes asthmatiques de toujours garder à portée de main ce type de médicament, au cas où...


Bien sur, il existe plusieurs sortes de traitements, il change d'une personne à l'autre et selon la gravité de l'asthme, pour ma part, j'ai eu au moins 10 traitements différents et oui, une fois que mon corps est habitué à un traitement, celui)ci ne fait plus aucun effet et donc, il faut le changer sinon, les crises reprennent le dessus.

# Posté le mardi 05 juillet 2005 11:16

Pourquoi une crise se déclanche-t-elle??

Quelles sont les causes?

On parle de causes pour désigner les facteurs qui entraînent l'inflammation des voies aériennes, typique de l'asthme. L'asthme est une maladie à causes multiples, dont:

Le patrimoine génétique. L'existence d'asthme chez un des parents (la mère surtout) est un facteur de risque important.
L'exposition aux allergènes (acariens particulièrement) au cours des premières années de la vie. Plus celle-ci est précoce et intense, plus l'inflammation des bronches est sévère.
Existe-t-il des facteurs de risque?

Certains éléments augmentent la probabilité de souffrir d'asthme:

Le tabagisme de la femme enceinte.
Les infections à répétition de l'appareil respiratoire.
Le poids. Deux études (E3N débutée en 1990 et toujours en cours et European Community Respiratory Health Survey, 1996) montrent que le poids croissant d'une femme au fil des ans double quasiment le risque d'asthme. Par ailleurs, chez les jeunes asthmatiques, la gravité de l'asthme augmente avec un poids excessif.
Facteurs économiques et sociaux. Le fait d'être chômeur, de résider en ville et d'avoir un faible revenu sont autant de facteurs de risque. (source: Unité De Promotion Education Santé).
Facteurs déclenchants

En tant qu'asthmatique, vous présentez une sensibilité excessive des voies aériennes. Dès lors, l'exposition à certains facteurs irritants peut mener à un épisode de troubles respiratoires (crise d'asthme). Ces facteurs déclenchants provoquent un rétrécissement des bronches, déjà enflammées. Vu qu'ils ne sont pas responsables de l'inflammation des voies respiratoires, ils ne sont pas considérés comme une cause de l'asthme. Les plus fréquents sont:

Air froid et sec.
Effort physique.
Emotions fortes.
Tabagisme: il s'agit d'un puissant facteur déclenchant. Le tabagisme passif (exposition indirecte à la fumée de tabac) est également fortement nocif pour une personne asthmatique, particulièrement chez l'enfant.
Présence d'éléments allergéniques en cas d'asthme allergique. On distingue les allergies par voie cutanée, respiratoire ou digestive (dont les allergies alimentaires). Consultez votre médecin si vous suspectez une allergie. Il vous proposera une batterie de tests permettant d'établir un diagnostic précis.
La pollution atmosphérique n'est pas vraiment un facteur déclenchant. Elle intervient cependant, mais en tant que facteur aggravant.

# Posté le mardi 05 juillet 2005 11:19

espace témoignage

espace témoignage
Si toi aussi tu as de l'asthme ou que tu connais quelqu'un qui en a et que tu veux témoigner, n'hésite pas, met ton témoignage dans les commentaires et j'en ferais un article dans mon blog, je te demande juste de me donner ton prénom et ton âge et si tu es d'accord, tu peux m'envoyer une photo de toi.

# Posté le mardi 05 juillet 2005 11:28

Modifié le dimanche 21 août 2005 16:32

Asthme et grossesse : la surveillance indispensable

Asthme et grossesse : la surveillance indispensable
Je vous propose un petit article que j'ai trouvé sur doctissimo.

L'asthme ne doit pas empêcher chaque femme de vivre pleinement sa vie. Cela veut également dire devenir mère. Mais quels sont les risques ? Faut-il continuer de prendre son traitement ? Doctissimo a interrogé le Dr Anne Prud'homme, chef du service de Pneumologie de l'hôpital de Tarbes et spécialiste de l'asthme.

Doctissimo : Quelle est l'influence de la grossesse chez une femme asthmatique ?

Dr Prud'homme : Pour un tiers des femmes, la maladie reste stable, pour autre tiers, il y a une amélioration, enfin pour le dernier tiers, l'asthme empire pendant la grossesse. Mais il n'existe aucun profil type qui permette de prédire dans quelle catégorie une femme asthmatique se trouvera. On a simplement constaté que les femmes dont les symptômes s'aggravaient avaient généralement un asthme important au départ. Mais il n'y a pas de règles établies.

Doctissimo : Quelles précautions prendre ?

Dr Prud'homme : Il est essentiel de ne pas arrêter son traitement. Car un asthme non contrôlé peut entraîner des problèmes majeurs pour l'enfant (petit poids de naissance, prématurité, voire hypoxie pouvant entraîner des retards de développement). Les femmes asthmatiques doivent donc impérativement se faire suivre par leur médecin généraliste et pneumologue pendant leur grossesse et suivre à la lettre leur traitement.

Doctissimo : Justement, les médicaments destinés a contrôler l'asthme sont-ils tous indiqués lors de la grossesse ?

Dr Prud'homme : Certains médicaments ont une indication pendant la grossesse, d'autres n'ont pas de mentions particulières. En fait, les laboratoires et les autorités sanitaires sont assez frileuses en la matière, car il n'y a pas d'études cliniques menées pendant la grossesse. On manque donc d'informations sur les effets éventuels de certaines spécialités. Nous prescrivons des médicaments qui sont anciens et qui ont prouvé au fil du temps leur innocuité et leur efficacité. Ainsi , les bronchodilateurs bêta 2 (sprays type Ventoline®) sont utilisables sans problème. Les bêta 2 longue durée, plus récents, sont utilisables mais n'ont pas d'autorisation de mise sur le marché pour la grossesse. Certains antihistaminiques également ne sont pas utilisés lors des trois premiers mois de grossesse. Disons pour simplifier que chez la femme enceinte, il est préférable de prendre les spécialités les plus anciennes, pour lesquelles nous possédons plus de recul.

Doctissimo : Existe-t-il une procédure particulière pour gérer une crise d'asthme lorsque l'on est enceinte ?

Dr Prud'homme : Non, on doit procéder exactement comme pour n'importe quelle crise. La précocité de la prise en charge est ce qui compte le plus. Il faut traiter le plus vite possible pour éviter l'hypoxie. Il faut noter néanmoins que de nombreuses femmes asthmatiques s'inquiètent inutilement d'une dyspnée (gêne respiratoire). Or celle-ci, est le plus souvent psychologique car les chamboulements hormonaux de cette période influencent le centre respiratoire du cerveau et crée cette impression de dyspnée ; c'est un problème courant chez toutes les futures mamans, asthmatique ou non ! Dans tous les cas, le mot d'ordre est : soignez-vous, surveillez-vous et faites contrôler votre respiration régulièrement (tous les trimestres).

Doctissimo : L'enfant sera-t-il à son tour asthmatique ?

Dr Prud'homme : Un enfant de mère asthmatique a 20 % de risque de l'être. Ce pourcentage passe à 40 % si les deux parents sont touchés. Mais il s'agit d'une sensibilisation. C'est pourquoi il est de toute façon essentiel de prendre des précautions dès la préparation de la chambre de l'enfant, en éliminant les sources potentielles d'allergènes. De même, il faudra éviter une diversification trop précoce de l'alimentation.

Propos recueillis par Alain Sousa
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# Posté le vendredi 22 juillet 2005 16:31

Comprendre l'asthme: Le système respiratoire

Comprendre l'asthme: Le système respiratoire
L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches, qui entraîne leur obstruction temporaire. Résultat : des sifflements dans la poitrine et un essoufflement. Mais pour mieux comprendre cet ennemi de votre souffle, découvrez les secrets du système respiratoire ainsi qu'une animation sur cette affection.

L'appareil respiratoire a pour rôle de fournir de l'oxygène au sang et d'expulser du corps des déchets gazeux, constitués principalement par le dioxyde de carbone. Les structures supérieures de l'appareil respiratoire sont associées aux organes sensoriels de l'odorat et du goût (dans la cavité nasale et dans la bouche) et à l'appareil digestif (de la cavité buccale au pharynx).

Les organes respiratoires se séparent des autres au niveau du pharynx et deviennent les voies respiratoires, composées du larynx, de la trachée et des bronches

Les bronches souches sont au nombre de deux et partent de l'extrémité inférieure de la trachée, au niveau de la bifurcation trachéale, pour pénétrer ensuite dans le hile des poumons gauche et droit.

Les poumons contiennent des conduits plus fins, ou bronchioles, chargés de transporter l'air à l'unité fonctionnelle des poumons : l'alvéole.

Là, dans les milliers de minuscules chambres alvéolaires que contiennent les poumons, l'oxygène apporté par l'inspiration traverse la membrane de la paroi alvéolaire pour être transféré vers les globules rouges contenus dans les capillaires. Inversement, les déchets gazeux passent des globules rouges à l'air des alvéoles, afin d'être éliminés par l'expiration.

Le diaphragme, muscle large et fin, situé sous les poumons, assure avec les muscles intercostaux et abdominaux, la contraction et l'expansion de la cage thoracique permettant la respiration.

Les côtes servent de support structural à l'ensemble des éléments thoraciques, et les membranes de la plèvre assurent la lubrification des organes respiratoires, évitant les frottements pendant la respiration.

Les poumons

Ces organes spongieux, volumineux, coniques, sont vos poumons. Ils jouent un rôle vital puisqu'ils sont chargés de l'apport en oxygène de votre organisme. L'oxygène permet au corps de brûler son carburant, c'est-à-dire les nutriments contenus dans l'alimentation.

Les poumons sont divisés en deux moitiés, droite et gauche. Le poumon droit a trois lobes, tandis que le gauche en a deux et dispose d'un emplacement pour le coeur. Les poumons d'un adulte peuvent contenir environ trois litres d'air. Puisque les poumons n'ont pas de muscles eux-mêmes, ce sont les muscles thoraciques qui sont chargés du travail de la respiration. La majorité de ce travail est assurée par un muscle fin situé à la base des poumons et appelé le diaphragme.

La respiration est un phénomène automatique, présent même lorsque l'on est inconscient. Au repos, le rythme respiratoire d'un adulte moyen est de 16 respirations par minute. L'air que l'on inspire descend dans la trachée, jusqu'aux bronches, qui se ramifient pour pénétrer dans le poumon droit ou gauche.

Les bronches elles-mêmes se ramifient en plusieurs bronchioles, qui se divisent en une demi douzaine de canaux alvéolaires, qui sont d'étroits conduits s'ouvrant dans les sacs alvéolaires. Cette structure ramifiée unissant la trachée, les bronches, les bronchioles, les canaux alvéolaires et les sacs alvéolaires est souvent appelée "arbre bronchique", du fait de sa ressemblance aux branches et aux feuilles d'un arbre à feuilles caduques.

Les alvéoles pulmonaires

Chaque sac alvéolaire contient une dizaine d'alvéoles ou plus, réunies en grappes. C'est là, dans les milliers de minuscules chambres alvéolaires présentes dans les poumons, que l'oxygène apporté par l'inspiration traverse la membrane de la paroi alvéolaire pour être transféré vers les globules rouges contenus dans les capillaires. Inversement, les déchets gazeux passent des globules rouges à l'air des alvéoles, afin d'être éliminés par l'expiration. Les alvéoles sont particulièrement sensibles aux infections car elles constituent un environnement humide et chaud, propice à la prolifération des virus et des bactéries. Ceci explique pourquoi un simple refroidissement peut évoluer vers la pneumonie ou la pneumopathie, qui se caractérisent par une infection et une inflammation parfois graves, pouvant compromettre la ventilation des poumons. Or, le corps a besoin d'un apport constant en oxygène frais et en nutriments pour se maintenir en vie.

L'essentiel sur la respiration

L'amplitude de la respiration peut être établie sur l'observation des mouvements thoraciques : on la définit alors comme normale, profonde ou superficielle. Au repos, un adulte inspire environ 500 ml d'air au cours d'une respiration normale. Les respirations profondes sont celles dans lesquelles le volume d'air inhalé et exhalé est important, gonflant presque tout le poumon.

Dans la respiration superficielle, le volume d'air respiré est faible et gonfle au minimum les tissus pulmonaires. Le rythme respiratoire fait référence à la régularité des expirations et inspirations.

Chez un sujet sain, la respiration doit être régulière : les inspirations et expirations doivent être espacées de façon homogène. Les caractéristiques spéciales de la respiration qui doivent être étudiées comprennent la qualité et le son. La qualité de la respiration désigne tout ce qui apparaît comme différent d'une respiration normale, effectuée sans effort. Le bruit de la respiration est également un paramètre significatif. La respiration normale est silencieuse, si bien que tout bruit anormal devient évident à l'oreille.

D'après Dr Vital et TLC-Edusoft, le 20 août 2001
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# Posté le vendredi 22 juillet 2005 17:46

Modifié le samedi 23 juillet 2005 03:59